Compte-rendu des 5-10 minutes consacrés au sujet sur la chaîne parlementaire : une honte.
Il y avait trois personnes invitées :
1) Un réalisateur originaire d'un pays sous dictature (et qui nous dit donc qu'il sait ce que veut dire le mot "liberticide"). Il nous explique en gros que la liberté c'est celle de faire de l'argent avec le produit de la création (il parlait d'un "pacte républicain"... qui m'est parfaitement inconnu). Il nous a même expliqué qu'en téléhargeant illégalement (chiffres inventés à l'appui : 400 000 téléchargements par jours), on tuait les films seuls à même de nous ouvrir les yeux sur les travers de la société. Donc, selon lui, on y perd en liberté. Si je résume : "laisser vous surveiller pour plus de liberté" (quand je vous disais qu'on en arrive à des affirmations à la 1984). C'est, de loin, celui qui a parlé le plus. Par ailleurs il n'y connaissait strictement rien en informatique. Il nous expliquait notamment qu'il est impossible de copier un DVD (il a visiblement pas trop compris d'où viennent les fichiers circulant illégallement sur Internet...).
2) Une représentante des FAI qui a seulement dit que les FAI feront ce que demande le législateur.
3) Un jeune homme (censé être opposé à la loi) qui a seulement trouvé à dire que le prix des CDs et des fichiers en téléchargement légal est trop élevé pour remplir un iPod ! Crétin ! Heuresement un internaute a eu la bonne idée de signaler que les DRMs posaient problème. Là notre jeune homme d'expliquer qu'il est plus pratique de télécharger ilégalement que de télécharger sur des sites légaux. C'est tout ! Bref, la chaîne parlemantaire a réussi à inviter quelqu'un qui, pour s'opposer au projet de loi, n'a jamais utilisé le mot "liberté", "présemption d'innocence" ou "surveillance". Pourtant il me semble que
l'April ou
la Quadrature du Net font suffisamment de bruit pour être visibles et donc invités...