Ainsi, ClamAV (par l'intermédiaire d'une société appelée Barracuda Networks) est assigné en justice pour non respect d'un brevet logiciel. L'entreprise souhaitant profiter du système pour se faire beaucoup d'argent (développer de nouveaux logiciels ne paie pas aussi bien...
Tous les brevets logiciels sont absurdes par nature (n'importe quel logiciel un peu gros utilise des centaines voire des milliers de techniques potentiellement brevetées : les brevets logiciels n'incitent pas à l'innovation mais à l'immobilisme) mais celui-là fait quand même fort. Pour ceux qui ne maîtriseraient pas la langue d'Austin Power, ce brevet interdit la distribution (par une autre entité que Trend Micro) de tout logiciel scannant des données à l'interface d'un réseau pour y déceler des virus ou autres exécutables non désirés.Le brevet en question wrote:To decrease the risk of a virus entering and/or leaving a network, the ‘600 Patent scans for viruses and other undesired software at the gateway of a network. Moreover, because viruses may be embedded in the content (such as, for example, email attachments and other content from the World Wide Web), the ‘600 Patent scans the content.
Barracuda appelle la communauté à l'aide. Le brevet ayant été déposé le 26 septembre 1995, toute preuve allant dans le sens de l'existence de logiciel antérieur utilisant cette technique est recherchée. En particulier si l'un d'entre nous a une copie du logiciel MIMESweeper (édité par Clearswift) dans sa version 1.0, elle permettrait probablement d'invalider une grande partie des techniques brevetées. Si vous voulez les aider en lançant des recherches, ce qui est recherché est listé dans cet article très détaillé que je vous invite à lire.
Pour finir, voilà une citation de Eben Moglen (avocat conseil de la Free Software Foundation et président du Software Freedom Law Center) :
Eben Moglen wrote:Collective defense from software patents is a shared responsibility for everyone in the free software ecosystem. We are grateful to see device manufacturers like Barracuda Networks take on this responsibility, and we will do what we can to help those who help free software resist such patent abuse.






